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mercredi 31 mars 2010

Le projet Guerre de cent ans, suite...

...et fin, avec la piétaille anglaise.

Parce qu'il faut bien une fin et comme un panorama sur la guerre de cent ans serait incomplet si l'occupant anglais n'était pas représenté, je vous propose un portrait de la piétaille ayant accompagné Edouard III, puis Henri V sur le sol de France.

Pour commencer, car leur apparition révolutionna la guerre au Moyen-Âge, voici les archers anglais, armés de leur grand arc, à l'image de leurs cousins gallois présentés ci-dessous. Je vous précise que ces figurines, peintes à l'acrylique, sont des Touller 25mm. Ils portent ici une livrée, représentative des tenues de la fin du XIVème siècle.


Pour suivre, voici une unité d'archers gallois, toujours chez Touller en 25mm. Le majeur et l'index de leur main droite (en général), feront trembler l'Europe...
Petite anecdote : avant la bataille, ils avaient coutume de montrer leur main droite à l'ennemi afin de leur faire constacter que leur terrible machine de guerre (leurs doigts), était intacte.


Voici maintenant deux unités de kerns irlandais, tantôt avec arc court, tantôt avec lance courte. Cette infanterie légère est très prisée du roi d'Angleterre, même si elle sert souvent de troupe écran sacrifiée.





Enfin, des frondeurs anglais, venant tout droit de Sherwood, toujours pour harceler l'adversaire, à distance.


Et pour conclure, une unité de lanciers du comté d'oxford, parfaitement équipée pour arrêter la chevalerie française, quoique...



Voilà, je conclus ainsi mon panorama des armées de la guerre de cent ans en espérant vous avoir donné envie de vous mettre à la peinture de telles armées. J'espère aussi que l'approche de ce thème vous incitera à nous rendre visite, dans les locaux de l'association Histoire de plomb.

mercredi 17 mars 2010

Le projet guerre de cent ans suite...

...avec la piétaille.

Pour se représenter la guerre de cent ans, l'imaginaire collectif véhicule généralement l'image de fougueuses charges de chevaliers, au cri de "Montjoie, Saint-Denis". Il y a bien sûr une part de vérité dans cette représentation populaire, mais les batailles de la guerre de cent ans ne peuvent se résumer à ce cliché.

Tout au long de la période, la piétaille joue un rôle actif, participant à l'Ost du Roi de France lorsque les vasseaux du Roi, formant le ban, procèdent à la levée en masse sans limitation de durée, l'arrière-ban.

C'est pourquoi j'ai choisi de vous présenter quelques unes des troupes qui marcheront aux côtés du Roi, aussi bien pour livrer bataille en rase campagne, comme à Crécy, que lors des sièges, comme à Orléans.
Pour commencer, avant de recevoir et d'arrêter l'ennemi, un premier écran de troupes est généralement déployé en avant, avec une mission de harcèlement. Les Bidets de Gascogne jouent parfaitement ce rôle. Représentés dans le livre du WRG intitulé "Armies of the middle ages", ils sont classés troupes légères d'élite dans la plupart des règles de jeu. Alain TOULLER a sculpté ces troupes à l'échelle du 25mm et je vous les livre ci-dessous.


Dans la série des troupes légères de harcèlement, l'armée française dispose également de quelques archers légers. Ils jouent également le rôle de troupe écran. Voici quelques uns de ces archers à l'échelle du 25mm, tojours chez Alain Touller Figurines (ATF).


Une fois le premier écran de troupes passé, l'ennemi devra résister à une bonne volée de traits, flèches et  carreaux d'arbalètes. En effet, même si l'armée française n'utilise pas encore le grand arc comme son adversaire anglais, elle dispose néanmoins d'unités de traits bien entraînées. Voici une unité d'archers menée par un porte-étendard typique de la période. Il s'agit de figurines Essex miniatures au 25mm.

Voici ensuite, une unité d'arbalétriers français, dont le front est protégé par une ligne de pavisiers. Notons que les pavisiers disparaîtront progressivement au cours de la période.




Une fois au contact, place aux troupes de choc ! Avant tout, j'ai choisi de faire un petit clin d'oeil au Dauphin, avec une unité de lanciers du Dauphiné. En 1349, le Dauphiné est rattaché au royaume de France. Il conserve toutefois une certaine autonomie jusqu’en 1457. Dès lors, la province appartient alors au fils du roi de France, qui dorénavant prend le titre de dauphin.




Sur la table, cette unité de lanciers équipés de longues lances, ne possède ni bouclier, ni pavois. Ainsi formé, elle résistera parfaitement, de front, à toutes sortes de troupes. Les figurines sont de robustes 28mm de la marque Grenadier, choisies pour représenter la robustesse des hommes de cette région de Montagne. Je précise, avant de vous livrer les photos, que l'unité est peinte aux couleurs du Dauphiné.

Dans le jeu, vous formerez, utilement, cette unité sur deux rangs et tiendrez bon devant l'ennemi. Attention à vos flancs toutefois !

Aux côtés des troupes lourdes comme les lanciers du Dauphiné, l'arrière-ban des provinces comporte également des levées de paysans en armes, fort mal armés et dont le peu moral constitue la plus grande faiblesse.



Si Jeanne d'Arc est présente sur le champ de bataille, il est fort probable que ce groupe de moines en armes se joigne aux levées de l'arrière ban pour aller délivrer Orléans. Il s'agit de figurines Essex en 25mm dont la valeur dans le jeu doit être assimilée à celle des levées de paysans, ceci pour rester cohérent dans la représentation. qui en est faite.


Enfin, pour mener la guerre de siège, l'Ost du roi de France est accompagné de l'arme savante, l'artillerie, qui à cette époque, est plus dangereuse pour ceux qui s'en servent que pour ceux qui la subissent. Encore qu'un bon boulet fasse toujours son petit effet...
Afin de représenter ces troupes, j'ai choisi deux bombardes de chez Hinchliffe models (qui a toujours très bien réussi les modèles d'artillerie, notamment), servies par des artilleurs de chez Essex miniatures et un capitaine d'artillerie de chez Ral Partha ; à vous de le retrouver sur les photos ;-)





Et prochainement, quelques anglois...




mercredi 10 mars 2010

Le projet guerre de cent ans suite...

...avec le reste de mes chevaliers français.

Pour finir le tableau relatif au fer de lance de l'armée française, je vous propose quelques portraits pittoresques se rangeant du côté du Roi de France, à un moment ou à un autre de la Guerre de cent ans.

Voici d'abord Jean III, dit le Victorieux. Notre seigneur est duc de Brabant et de Limbourg. Il naquit en 1300, du mariage entre le Duc de Brabant et Marguerite d'Angleterre. Ce qui est amusant, c'est qu'il se range d'abord aux côtés du Roi d'Angleterre, Edouard III, à la bataille de Buironfosse, pour ensuite changer de camp, en se ralliant au roi de France. Il meurt en 1355.
Il porte les armes de Brabant et de Limbourg, écartelé, en 1 et 4 de sable, au lion d'or, armé et lampassé de gueules, et en 2 et 3 d'argent au lion de gueules, la queue fourchée passée en sautoir, armé, et lampassé d'or.



Voici maintenant Robert de Wavrin, Sieur de Saint-Venant, Sénéchal de France. C'est aussi l'un des deux maréchaux de France présents à la bataille de Crécy. Pour l'anecdote, il y perdra la vie. Ce qui est original, c'est que son fils Robert, portant les mêmes armes, se battra pour le Roi de France à Poitiers, dix ans plus tard.



Voici ensuite un seigneur haut en couleurs (il porte les armes de Flandres et de Hollande), j'ai nommé Guillaume II, Comte de Hainault, dit Le hardi. Il naquit en 1307 pour mourir en 1345. Au-delà de la peinture, j'ai choisi ce personnage pour deux autres raisons : D'une part, il est écartelé entre le Royaume de France, l'Empereur Louis IV de Bavière et le royaume d'Angleterre. D'autre part, il mérite notre attention dans la mesure où le Duc de Brabant Limbourg a été cité plus haut. Or, en 1334, notre seigneur de Hainault épouse Jeanne qui sera plius tard Duchesse de Brabant et de Limbourg.


Voici enfin Baudoin D'Annequin, Maître des arbalétriers à la bataille de Poitiers. Il meurt pendant la bataille de Cocherel en 1364 après avoir été le compagnon de captivité du roi de France en Angleterre à l'issue de la bataille de Poitiers. Il sera fait Chambellan du royaume.



Et très bientôt, la piétaille...

lundi 22 février 2010

Le projet Guerre de cent ans suite...

...avec d'autres chevaliers français, mais à pied cette fois.

En réalité, il s'agit de chevaliers démontés, fabriqués par Essex à l'échelle du 25mm. Ils sont très, très lents sur le champ de bataille, mais une fois arrivés au contact des piétons ennemis, ils se révèlent redoutables. Enfin, un chevalier, c'est tout de même fait pour aller à cheval...




Alors demain je fais remonter mes soudards et vous présente le reste de la bande...

samedi 20 février 2010

Le projet guerre de cent ans, suite...

...avec les chevaliers français.

Comme annoncé et afin de poursuivre la présentation des armées de la guerre de cent ans, je vous propose, aujourd'hui, une série de chevaliers français, socle de la France médiévale, encore que Georges DUBY se soit plu à souligner le dyptique, "Seigneurs et paysans". Mais nous reviendrons aux paysans plus tard.

Pour l'heure, voici quelques chevaliers Essex à l'échelle du 25mm, toujours peints à l'acrylique et soclés individuellement. Ces chevaliers formeront le fer de lance de votre armée française, quelque soit la règle de jeu adoptée. En effet, après avoir pratiqué La flèche et l'épée, Charges, Kadesh, la 7 (du WRG : lire Wargames research group), DBM, et désormais adepte de Impetus, je crois pouvoir affirmer qu'il est difficile de représenter l'ost du Roi de France ou du Dauphin, autrement que par une charge frénétique à l'ennemi au cri de "Montjoie, Saint-Denis !"



Je commencerai par vous présenter Jean Poton de Xaintrailles, gentilhomme de Gascogne, maître de l’Écurie du roi, bailli de Berry et sénéchal du Limousin. Il meurt en 1461 après avoir participé, notamment, au siège d'Orléans et à la bataille de Patay. Avec Étienne de Vignolles, il gagne la bataille de Gerberoy où il fait prisonnier le comte d'Arundel. Il prend une part active à la conquête de la Normandie et de la Guyenne. A sa mort, les registres du Parlement le qualifient ainsi : « Un des plus vaillants capitaines du royaume de France, qui fut cause avec La Hire de chasser les Anglais ».
Il part au combat en arborant ses armes qui se déclinent de la façon suivante : écartelé, aux 1 et 4 de gueules au lion d'argent armé et lampassé de sable, aux 2 et 3 d'argent à la croix de gueules.


Voici maintenant Etienne de Vignolles, dit La Hire. Notons, pour l'anecdote, que ce vaillant soudard a traversé les siècles en demeurant d'actualité puisque c'est le valet de pique de nos jeux de cartes...
Pour revenir à la guerre de cent ans, je signalerai que ce chevalier est originaire de Gascogne, comme Xaintrailles. Il naît vers 1390 et meurt en 1443. Rallié au Dauphin Charles dès 1418, il multiplie les campagnes militaires en s'opposant, notamment, aux bourguignons avant de sévir en Lorraine. Puis, en 1427, il se place aux côtés du batard d'Orléans, comte de Dunois, assiégeant Le Mans. Il combat ensuite aux côtés de Jeanne d'Arc pendant le siège d'Orléans avant de s'illustrer dans de nombreuses autres batailles parmi lesquelles, Jargeau, Patay ou encore Gerberoy.
En bataille, il arbore les armes suivantes : de sable à trois grappes de vigne d'argent posées 2 et 1, chaque grappe accompagnée d’une feuille.


Un ost du Roi de France ne peut se concevoir sans présenter Pierre 1er, Duc de Bourbon. S'il se situe à une période antérieure à celle de Jeanne d'Arc (il naît en 1311 et meurt en 1356 à la bataille de Poitiers), il est à l'image de la société féodale, protégeant son Roi (Jean II, dit le Bon) au coeur de la bataille, faisant barrage de son corps en y perdant la vie.
Ses armes sont d'azur semé de fleurs de lys d'or, à la bande de gueules.


Contemporain de Pierre 1er de Bourbon qui fut blessé à Crécy, voici Charles II, Comte d'Alençon. Frère du Roi Philippe VI, il naît né vers 1297, et meurt le 26 août 1346 à Crécy, alors qu'il commande l'avant-garde de l'armée de Roi.
Ses armes évoquent bien sûr les armes de France : d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure de gueules chargée de huit besants d'argent.


Plus haut, je vous ai parlé du cri de guerre de la chevalerie française, "Montjoie, Saint-Denis", puis, en évoquant Pierre 1er de Bourbon, j'ai mentionné la bataille de Poitiers et le Roi de France, Jean II, dit le bon. Aussi, comment résister à l'envie de vous présenter ma plaquette de commandement de l'armée française à Poitiers ? Voici donc trois figurines Essex au 25mm, représentant le Roi de France (avant qu'il ne soit fait prisonnier par les Anglais), sa bannière portée par Eustache (dit Wistache) de Ribaumont et l'Oriflamme de l'abbaye de Saint-Denis, portée par Geoffroi de Charny, tué à Poitiers.





Et prochainement, le portrait d'autres chevaliers français...

vendredi 19 février 2010

Le projet Guerre de cent ans...

...c'est une idée au carrefour de l'histoire militaire, du jeu d'histoire et des soldats de plomb.

En fait, c'est un projet parfaitement intégré à la thématique du blog "Histoire de plomb" et au-delà, à celle de notre association.



Pour commencer, celui qui m'a donné l'idée d'aborder ce thème, à l'issue d'une visite touristique au château de Tiffauges, en Vendée,  l'été dernier : Gilles de Rais.




Gille de Rais, son hérault d'armes et son écuyer portant la bannière du seigneur. Voici une plaquette de trois figurines à l'échelle du 28mm, peintes à l'acrylique et soclées individuellement pour permettre la pratique de différentes règles de jeu. Les figurines sont respectivement deux Foundry encadrant un chevalier Old glory.
Contrairement à l'illustrattion de Christophe GIRARD présentée plus haut, la peinture de la figurine du seigneur de Rais (ou de Retz) correspond à la période où celui-ci a été fait Maréchal de France. Dès lors, notre chevalier a ajouté une bordure d'azur semée de lys à ses armes personnelles, d'or à la croix de sable.

Gilles de Montmorency-Laval est né en 1404 à Machecoul, en pleine guerre de cent ans. Il meurt en 1440 à Nantes, exécuté à l'issue d'un procès sulfureux, alors que la guerre n'est pas terminée. Petit-neveu du connétable Bertand Du Guesclin, il cumule les titres de baron de Retz, seigneur de Tiffauges, de Pouzauges, de Champtocé-sur-Loire, de Machecoul, d’Ingrandes, de La Bénate, du Coutumier, de Bourgneuf-en-Retz, de Bouin, etc... Son patrimoine fait de lui l'un des plus puissants seigneurs du royaume de France.

Par son envergure, il peut aisément prendre place dans une armée française de la fin de la guerre de cent ans, aux côtés d'une Jeanne d'Arc, menant l'armée pour libérer Orléans.



Voici celle qui pourra mener votre armée française afin d'aller combattre les anglais aux tourelles et lever le siège d'Orléans en 1429. Cette plaquette de commandement est composée de figurines essex à l'échelle du 25mm.  Aux côtés de Jeanne et d'un moine portant une grande croix, un évèque tout droit sorti de chez Ral Partha miniatures. L'étendard m'aura couté de longues heures de peinture, figurant l'un des deux étendards connus. Ici, c'est le symbole IHS qui est reproduit, sans semis de lys, sur la soie blanche bordée d'or.

A suivre après les personnalités, les chevaliers français...