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dimanche 8 août 2010

Pour les membres de l'association Histoire de plomb...

...les vacances d'été, c'est aussi fait pour peindre des figurines.

 

Il y a quelques semaines, je vous avais présenté ceci, une squad de fallschirmjäger de chez Bolt action à l'échelle du 28mm, acquis chez Warlord games, par correspondance.


Or, il se trouve que j'en ai fini la peinture aujourd'hui même, vacances obligent ! En plus de ce squad, j'ai également terminé la peinture de deux blisters de fallschirmjäger de chez Artizan designs, à savoir, un side-car et un mortier de 81mm. Les figurines de cette marque sont un peu plus massives que celles produites par Bolt action, mais une fois peintes, elles se marient très bien.

D'ailleurs, en plus de ces deux marques, j'ai choisi d'utiliser des figurines de deux autres fabricants, Wargames foundry et Black tree design pour organiser ma section de parachutistes allemands (en 28mm), devant évoluer sur les tables au rythme des règles d'escarmouche prévues pour la période. Ainsi, une fois alignés sur la table de jeu, mes parachutistes forment un ensemble très varié et je vous les présenterai bientôt, engagés dans un scénario en normandie.

Pour revenir au sujet, voici les photos prises ce jour, sur une petite table de présentation, grâce à quelques décors réalisés par mon ami Pitt, auxquels j'ai ajouté deux arbres (produits par FR décors, un talentueux artisan français qui pratique des prix très raisonnables) que je viens de socler.

Voici tout d'abord, une vue d'ensemble de cette petite table (de 60*60cm) que j'utilise lorsque je veux prendre quelques photos de figurines dont j'ai achevé la peinture.



Dans le détail, je vous présente d'abord les éclaireurs, montés sur un side-car BMW, équipé d'une mitrailleuse MG34.



Puis, le mortier de 81mm, positionné derrière les haies afin de fournir un appui feu au groupe en progression le long de la route


Enfin, le groupe de combat, avec en tête, un obergefreiter coiffé d'un calot vissé sur le crâne et doté d'un fusil 98K.


Il est couvert dans sa progression par un soldat de deuxième classe, faisant feu depuis sa position abritée, sous un arbre.


Ces deux hommes, portant leur tenue de saut, sont suivis par deux parachutistes équipés de leur FG42, une arme automatique décidément très moderne !



L'ensemble est commandé par un leutnant ; ce dernier suit le groupe, coiffé d'une schirmütze et armé d'un MP40.



En arrière du groupe, l'infirmier se tient prêt à secourir ses camarades.


Come vous pouvez le constater, tous ces hommes sont prêts à en découdre. Le reste de la troupe, resté en arrière sur la route, devrait les rejoindre rapidement pour engager les soldats anglais, retranchés dans une ferme, quelque part en Normandie.

vendredi 2 juillet 2010

Tactique 1er Empire et les échelles de jeu...

...vous avez aimé le 15mm ? vous allez adorer le 28mm !

Dans mes précédents billets, je disais que pour une exhibition de jeu d'histoire, le 28mm est idéal pour le spectateur. En effet, à cette échelle, celui-ci peut admirer les couleurs chatoyantes des uniformes de la Grande armée à quelque distance de la table de jeu, ce qui est impossible avec le 15mm.

Si le 15mm privilégie l'effet de masse en donnant à l'observateur la vision d'une armée en bataille, le 28mm restitue, quant à lui, le détail (encore qu'avec certains peintres tels que Claude, le détail soit également présent sur la plus petite des deux échelles, mais c'est Claude...) de la gravure et des uniformes.

Or, avec Tactique, les deux échelles de jeu sont possibles, à condition toutefois, d'adapter la taille des hexagones à l'échelle de jeu pratiquée. Passez donc, à l'envie du 15mm au 28mm et réciproquement !

Bien sûr, le 28mm comporte une contrainte non négligeable : Il demande beaucoup de travail et la moindre erreur est sans appel pour le peintre maladroit. Or, comme je l'annonçais dans nos colonnes, Jean-Louis peindrait avec ses pieds et ce détail devrait le condamner d'avance aux flammes de l'enfer. Pourtant, à l'examen des photos présentées ci-dessous, il semble bien qu'il m'ait menti "à l'insue de mon plein gré", ou alors, il a 4 mains ; jugez plutôt !

Voici donc dans l'ordre, peintes par notre ami, une unité de lanciers de chez Foundry représentant le 1er régiment de lanciers (aux distinctinves écarlates)










puis une unité de chasseurs à cheval, toujours chez Foundry, représentant le 1er régiment de chasseurs à cheval (toujours aux distinctives écarlates).

Pour finir, je vous livre les photos de deux autres cavaliers d'épopée, l'une représentant un hussard du 4ème régiment (aux distinctives écarlates, pour changer),










l'autre réprésentant un trompette de chasseurs à cheval de la Garde qui n'est pas la pièce la moins bien réussie de cette galerie de portraits impériaux.

Finalement, si mes mains pouvaient être aussi habiles que les pieds de Jean-Louis, ce serait épatant.

Et si cette échelle (le 28mm) vous plait, venez donc nous voir jouer lors de la prochaine exhibition de l'association Histoire de plomb au magasin Modélisme 2000 à Nice, le dernier samedi de juillet. Vous pourrez également jouer dans le cadre d'une initiation au jeu d'histoire à l'échelle du 28mm si vous le souhaitez.

Attention toutefois, car en juillet, ce sera le thème de l'antiquité ; Tactique 1er Empire en 28mm, ce devrait être pour la rentrée. Pour l'heure, suivez tout l'été, dans ces colonnes, la production des armées de l'Empereur...

samedi 5 juin 2010

Blitzkrieg commander (BKC) continue sa progression...

...avec des tables de jeu d'histoire 6mm toujours plus "lookées".

Grâce au travail constant de Stéphane, les tables de BKC 6mm (échelle 1/285) de notre association s'améliorent chaque semaine, avec un rendu toujours plus réaliste du champ de bataille, qui, à cette échelle, permet aux joueurs comme aux spectateurs, d'avoir une vision d'ensemble sur un paysage de la taille d'une vallée, malgré une surface de jeu de seulement 3m2.




Au-delà de la réalisation du champ de bataille, le travail de peinture n'est pas en reste, puisque Stéphane nous gratifie ici de quelques photos de ses éléments blindés, dont chacun est pourtant moins grand d'un morceau de sucre à cette échelle du 1/285 de chez GHQ miniatures.

Dans l'ordre, ci-dessous présentés, un peloton de Pz IV H munis d'un canon de 75mm long et de jupes de protection latérales (Schürtzen),


Puis, une colonne de panzergrenadiers montés sur Sdkfz 251 et arpentant une route en Ukraine (Cette région est à la mode depuis que les joueurs du club s'intéressent aux fabricants de figurines plastiques Zveda et Strelets, produites dans ce pays).



Enfin, un peloton de Marder II, en embuscade au sommet d'un plateau, appuyé par un section d'artillerie automotrice sur Wespe, disposant d'un canon de 105mm.


Face à aux blindés allemands, Stéphane a déployé une compagnie russe de chars T34/76, franchissant avec une rapidité déconcertante, les reliefs de cette vallée d'Ukraine. Avec cette photo, vous remarquerez le talent déployé par notre gentil organisateur (Stéphane) dans la réalisation des éléments de végétation de la table de jeu. C'est sans doute la manifestation d'une certaine déformation professionnelle de la part de notre jardinier paysagiste qui nous avouait encore hier soir : "Ici, c'est moi qui construit le paysage". Je dois dire qu'en regardant les tables de jeu en 6mm, j'ai souvent une petite pensée pour les splendides réalisations paysagées (de l'époque de Vauban) conservées au Musée des plans reliefs, à l'Hôtel national des Invalides.


Et quand je pense que tout ce matériel de jeu tient dans deux petites boîtes à biscuits, le 6mm, c'est que du bonheur !


Histoire de plomb et de plastique...

...car il faut savoir faire preuve d'ouverture d'esprit en matière de jeu d'histoire.

Depuis longtemps, Pierre nous affirmait que les fabricants de figurines plastique au 1/72 (20mm) avaient fait d'énormes progrès de gravure et qu'il était désormais très intéressant de songer à la composition d'armées pour le jeu d'histoire à cette échelle. Nous étions toutefois réticants à cette idée, très attachés à l'image du soldat de plomb (ou plutôt de métal blanc).
Or, au vu de ce que Pierre et Pascal, notre nouveau camarade de jeu, nous ont apporté hier soir, il faut se ranger du côté de l'évidence et admettre que les temps ont changé par rapport aux productions plastiques de notre enfance. Ceci est d'autant plus vrai, que la diversité des thèmes désormais présents sur le marché, tendent à suciter l'intérêt des plus éclectiques d'entre nous. Max, notre hôte de Modélisme 2000 n'avait d'ailleurs pas manqué de nous le signaler.



En vrac et avant même de mettre en place nos tables de jeu, nous avons donc pu examiner en détail, les différents produits que nos compères nous avaient apportés. Nos yeux critiques, organisés en table ronde, ont pu examiner la production des marques suivantes : Zveda, Strelets, Italeri, Hät et MiniArt. La conclusion fut unanime : L'ensemble des marques dispose d'un variété de références impressionnante, dont la qualité n'a rien à envier à nos fabricants de métal blanc, à en juger par la photo (présentée ci-dessous) d'une grappe Zveda de la boite des français XVème siècle.

La photo détaillée (présentée ci-dessous) de l'une de ces figurines devrait pouvoir vous en convaincre.


Pour ma part, je me suis laissé tenter par l'achat de deux boîtes Strelets de 12 cavaliers prussiens en 1914. La gravure des cavaliers et des chevaux est très réussie, présentant des poses toutes différentes à une prix, somme toute, assez attractif, 1€ le cavalier. Je vous présenterai bientôt ces fiers cavaliers une fois la mise en couleurs réalisée. Je me lancerai aussi certainement, par la suite, sur le thème de la guerre des Boers.

L'association Histoire de plomb prend donc une nouvelle orientation, dédoublant ses centres d'intérêt en s'ouvrant au monde du plastique, pour devenir en quelque sorte, Histoire de plomb et de plastique. Tous les amateurs de figurines 1/72 (ou 20mm) sont définitivement les bienvenus parmi nous à l'image de Pierre et de Pascal, leurs éclaireurs...

jeudi 27 mai 2010

Toutes les routes mènent à Rome...

...même celles qui partent de Nice, grâce à Histoire de plomb.



Pratiquer le jeu d'histoire, c'est très amusant, d'accord, mais au préalable, il faut peindre tout ce petit monde devant évoluer sur les tables de jeu et çà, c'est un vrai sacerdoce ! Les amateurs de jeu d'histoire le savent bien.

Or, souhaitant proposer une animation en 28mm ayant trait à l'antiquité, j'ai dû me lancer dans un vaste chantier de peinture. Pour mener à bien ce projet, j'ai choisi le thème de la Rome impériale et demandé pour l'occasion, à notre talentueux camarade de jeu, Christophe Girard, d'illustrer ce sujet. Voilà le résultat : une cohorte au combat composée de légionnaires, plutôt déterminés et répondant aux ordres d'un centurion prêt à manier le glaive et le bouclier.

Avant de vous livrer par la photo, le fruit de mes travaux de peinture, je vous signale la parution d'un excellent ouvrage sur le thème qui nous intéresse ici, "Les légions romaines", de Silvano Mattesini, publié cette année aux éditions Gremese. C'est un beau livre relié, abordant l'armement et l'équipement des soldats de Rome, sur une période de mille ans, sous la monarchie, la république, puis l'empire. Il comporte un texte savant, illustré de dessins aquarellés et de photos de matériel reconstitué. Il faut dire que M. Mattesini sait de quoi il parle en abordant ce sujet, puisqu'il participe depuis 1973, à des études sur l'histoire de Rome. S'il est diplomé d'architecture, il est également titulaire d'une chaire d'histoire de l'art. Participant à des groupes de reconstitution sur l'armée romaine, il fait désormais autorité sur le sujet et je vous invite, au passage, à aller visiter sa page Facebook qui parle d'elle même...



En vous présentant l'excellent ouvrage de Silvano Mattesini, abordant l'équipement des légions romaines, je ne peux passer sous silence deux autres indispensables ouvrages, essentiels à l'amateur de jeu d'histoire désireux de former une légion romaine :
Tout d'abord, un ouvrage dédié à la reconstitution, très complémentaire du précédent, "La légion romaine hier ...et aujourd'hui", de Daniel Peterson, paru en 1992 aux éditions Histoire et collections. Il aborde de façon très précise, l'uniforme, l'armement et l'équipement de la cohorte romaine sous le Haut empire. Les reconstitutions y sont particulièrement frappantes de réalisme.



Ensuite, le livre de Yann Le Bohec, "L'armée romaine", publié chez Picard en 1989. Ce dernier ouvrage traite surtout de la composition et du recrutement de l'armée romaine sous le Haut Empire ; incontournable !

Du côté figurines, j'ai composé mon armée avec deux marques de figurines bien connues, Wargames Foundry pour l'essentiel et Warlord Games pour certains commandements.

Afin de restituer l'effet homogène de l'armée romaine, j'ai volontairement utilisé deux méthodes : D'une part, l'achat de figurines de légionnaires tous identiques, avançant, tout glaive dehors, d'autre part la peinture uniforme avec une majorité de rouge. Sur ce dernier point, tout le monde s'accorde à dire, désormais, que le rouge des tuniques et des boucliers romains n'était sans doute pas aussi uniforme, mais Silvano Mattesini nous livre tout de même des représentations conformes à cette approche par le rouge ; j'ai décidé d'en faire autant !



Côté peinture, j'ai utilisé l'acrylique avec une finition au smoke Tamiya (je précise qu'il est possible d'en trouver au magasin Modélisme 2000, à Nice, et que l'effet est garanti, à condition toutefois de l'utiliser bien dilué). Pour me simplifier la tâche, les boucliers ont été réalisés grâce aux extraordinaires transferts de chez Little big men (LBM). Enfin, le soclage a été confectionné avec de la terre à décor, collée sur du contreplaqué, enrichie par quelques graviers et par un soupoudrage d'herbe statique de deux ou trois qualités différentes.

La composition de mon armée romaine pour Impetus, la désormais célèbre règle de jeu d'histoire de nos voisins transalpins de Dadi e piombo (un numéro spécial d'Impetus, le supplément n°2 extra Impetus, traite notamment de l'armée romaine et de ses ennemis) est indiquée ci-dessous. Je précise que dans cette règle, les figurines sont regroupées sur des bases de 12cm de large (à l'échelle du 28mm) dont la profondeur varie en fonction du type de la troupe.


Pour commencer, afin d'harceler l'adversaire, j'ai choisi un écran de frondeurs (ici, deux unités l'une derrière l'autre) provenant des campagnes de la Gaule romaine. Dans la règle de jeu, ils sont qualifiés de tirailleurs (S) (S comme skirmishers).


A leurs côtés, j'ai placé deux unités d'archers auxiliaires, qualifiés de tireurs (T), lourdement équipés. Ils peuvent aussi bien atteindre l'ennemi grâce à leur arc court, que se défendre efficacement, une fois contactés par ce dernier ; Ils sont généralement équipés de d'un casque, d'une cote de maille et d'une épée.

Pour soutenir mes archers, je dispose en outre, de deux cohortes auxiliaires levée en narbonnaise, fantassins protégés (FP) armés de lance courte et de bouclier.


Puis, afin de contacter l'ennemi et de régler définitivement les affaires, j'aligne mes six cohortes de légionnaires, dont la primipile, un peu plus imposante, comme il se doit. Je rapelle pour les néophytes, que dans la légion, si les cohortes n° 2 à10 disposent d'un effectif théorique de 6 centuries de 80 hommes, la primipile, quant à elle, dispose de 5 doubles centuries. Dans le jeu, les cohortes sont des fantassins protégés (FP), utilisant le pilum au début du combat et entrant en mélée tout glaive dehors.


Je ne vous présenterai pas ici mes deux ailes de cavalerie auxiliaire de chez Warlord games, encore à l'atelier, pour un deuxième passage de pistolet à peinture...je plaisante !

En revanche, je vous livre tout de suite, les différents personnages en charge du commandement de ma légion en campagne. Je vous informe que dans la règle de jeu Impetus, les commandants sont, soit intégrés aux unités (auquel cas ils jouent un rôle effectif), soit indépendants des unités (et ils sont dans ce cas représentés pour des raisons purement esthétiques).

A ces fins, je dispose au choix de différentes plaquettes de commandement à sortir sur le champ de bataile en fonction du climat...

Voici donc, le gouverneur Suetonius Paulinius accompagné d'un légat (Warlord games), en campagne contre Boudicca en 61 ap. JC.

Voici ensuite, l'Empereur Claude, à la chevelure argentée couronnée de lauriers, devancé par deux licteurs (garde rapprochée symbolisant l'imperium) et salués, au passage, par deux tribuns angusticlaves.

Puis, voici l'Empereur Vespasien, à qui un légat présente un prisonnier celte sous la surveillance d'un garde.

Enfin, notre légat d'armée (warlord games) venant rendre compte à l'Empereur Marc Aurèle (de la même marque), accompagné d'un prétorien, pour sa sécurité.


J'en ai terminé, espérant vous avoir donné envie de pratiquer le jeu d'histoire antique à l'échelle du 28mm. Pour ma part, je pars finir mon autre chantier, celui des troupes devant affronter ma légion romaine dans le cadre de la règle Impetus. C'est pour dans deux semaines au club...

dimanche 18 avril 2010

Lorsque Claude touche des figurines 1er Empire...

...ça donne de la belle ouvrage.

Créé en 1799 le Royal Waggon train n’est pas très efficace pendant les guerres napoléoniennes. Equivalent du train des équipages chez les Français, il ne faut pas le confondre avec le Royal Corps of Artillery Drivers.

Réorganisé en 1814, 5 officiers et 298 hommes participent à la campagne de Belgique.

A Hougoumont :
"Tard dans la journée du 18, j’ai été appelé par quelques officiers du 3° Guards défendant Hougoumont, afin de déployer tous mes efforts pour leur envoyer des munitions à fusil. Peu après j’aperçois sur la crête de la position un homme du royal waggon train en charge d’un caisson. Je pointais distinctement du doigt vers l’endroit où il était demandé, quand il poussa son cheval et descendit droit en bas sur la ferme, vers le portail où je le vis arriver. Il doit avoir perdu ses chevaux car un feu sévère était dirigé sur lui. Je suis convaincu que cet homme a approvisionné les Guards en munitions".

(Thomas Seymour , capitaine du 60° rifle à Waterloo, aide de camp de Lord Uxbridge - Letter N°9 )





L'ensemble présenté ci-dessus a été réalisé de la façon suivante : figurine de dragon léger anglais Essex, légèrement transformé, pour le conducteur, chevaux Touller, roues Old Glory et pour le caisson, du carton ;-)

Merci Claude...

jeudi 25 mars 2010

Spartacus, l'armée mythique de Re-animator...

...ou, quand le génie créatif se mêle de DBM.

Cette armée en 15mm, de nombreux joueurs ont pu l'apercevoir sur les tables de DBM à la fin du XXème siècle. Elle était alors manoeuvrée par son créateur, alias Re-animator, bien connu des lecteurs de la revue Vae Victis.

Puis, tout en continuant à fréquenter les tables de jeu d'histoire du sud-est de la France dans d'autres mains, elle s'est faite plus discrète, sortant de moins en moins, jusqu'à se faire oublier des plus jeunes joueurs. C'est pourquoi, j'ai décidé de lui offrir une nouvelle parade, virtuelle cette fois, tout en saluant le génie créatif de son auteur, j'ai nommé, Eric.

Jusgez plutôt !


Cette armée, forte de 500 piétons environ et accompagnée d'une vingtaine de cavaliers, a été composée à partir d'un conglomérat de figurines à l'échelle du 15mm, dont la plupart, ont subi des conversions de toutes natures, spécialité de l'auteur...





L'originalité de l'ensemble tient à l'objet même de la représentation poursuivie par l'auteur : Recréer l'armée de Spartacus, pendant les guerres serviles c'est à dire, lors du soulèvement de l'année 73 avant JC, mené à Capoue depuis l'école de gladiateurs de Lentulus.
Ainsi, cette armée comporte trois grands ensembles :
Des hordes d'esclaves, présentées ci-dessus, précédées de gladiateurs et autres révoltés que vous pouvez contempler ci-dessous.




Et devant l'infanterie en ordre serré, un écran de troupes légères est déployé pour permettre le harcèlement des légions roamaines, celles mêmes qui viendront sceller le sort de Spartacus et de ses coreligionnaires.

L'ensemble de l'armée est mené au combat par trois guerriers d'exception, que sont Spartacus le gladiateur d'origine thrace,

Crixos, esclave gaulois et premier lieutenant de Spartacus,

et Oenomaos le deuxième lieutenant de Spartacus, d'origine galate, avec son aile de cavalerie.


Avec ces quelques photos, j'espère vous avoir donné l'envie de peindre des romains pour les opposer à cette armée si singulière, entièrement peinte à l'huile et au smoke. En effet, face à cette horde ayant anéanti les cohortes auxiliaires du préteur Claudius  Glaber sur les pentes du Vésuve, puis écrasé les légions du légat Claudius Plucher et des préteurs P.Valerius Varenus ou Q. Arrius, il vous faudra déployer des légions entières pour mater la révolte.

En attendant, si vous voulez contempler cette armée de plus près et constater le talent vertigineux de Monsieur Re-animator, il va falloir nous rejoindre au sein de l'association Histoire de plomb. Je me ferai alors un plaisir de vous présenter de visu, ces valeureux guerriers qui ont osé défier la puissance de Rome.

Pour conclure, je vous offre en cadeau, trois photos des bagages (très humoristiques) de cette armée, soit, une partie de Baseball sur les pentes du Vésuve, une poule au pot braisée aux laves volcaniques et une singulière approche d'un troupeau de moutons italiens...