dimanche 8 avril 2012

Promenade en Lorraine...

...à la tête du groupement De Langlade

Il nous fallait un thème de jeu BKC pour inaugurer l'armée GHQ (au 1/285, ou en 6mm, pour parler plus simplement) de Joseph, fraichement sortie  des ateliers de peinture du duo américain de The Clo and Jo Ltd.


Comme souvent, Stéphane avait bien voulu répondre à notre appel en organisant une partie sur le front de Lorraine sur la base d'un scénario se déroulant au cours du mois de septembre 1944. Pour ce faire, notre ami s'était largement inspiré de l'un des deux scénarios BKC publiés dans l'un des derniers numéros du magazine de jeu d'histoire Vae Victis.

Il s'agissait de mettre en musique l'action du groupement De Langlade, issu de la 2ème DB, au détour du village lorrain de Dompaire. Comme la partie semblait intéressante à jouer, j'avais proposé à Stéphane de me ranger du côté des méchants afin d'affronter The Clo and Jo Ltd , dirigée par Jo en personne (assisté de Stéphane).


Que n'avais-je pas fait ! Stéphane était du côté américain et lorsque l'on connaît la réussite de cet animal aux D6, je commençais à trembler alors même que la partie n'avait pas débuté.

Toutefois, ce vendredi soir, j'avais décidé de vendre ma peau au prix le plus fort, si bien que Stéphane dira en fin de soirée : "Il s'est battu comme un lion !"

Toujours est-il que dans ce foutu patelin de Lorraine, face à l'offensive des troupes de la 2ème DB, bardées de Coca Cola et de barres chocolatées, je n'avais d'autre solution que de me retrancher, le mieux possible, aux limites de la bourgade, derrière la voie ferrée et à l'intérieur des habitations, afin de bénéficier d'une protection maximale contre le feu d'artillerie roulant des batteries de 105mm made in USA.

Qui plus est, alors que mes panzegrenadieren accusaient le coup à chaque tour de jeu, les panther de la panzer brigade 112 tardaient à faire mouvement : rappelons un instant qu'avec BKC, le mouvement successif des troupes est dicté par la réussite d'un jet de commandement avec 2D6, le résultat obtenu devant être inférieur à la valeur de commandement du chef d'unité (ici 9 sur 12), le deuxième mouvement étant à son tour conditionné par un nouveau jet de 2D6 dont le résultat doit être inférieur ou égal au "commandemment -1" et ainsi de suite. Pour autant et malgré une très bonne valeur de commandemment, je n'aurais que très rarement réussi à opérer deux actions successives avec mes troupes.

Ainsi, non seulement les blindés de Leclerc réussiront une progression effreinée, mais encore devrais-je subir, sans broncher ou presque, la feu roulant de l'artillerie ennemie . En outre, Jo prendra un malin plaisir à harceler, tout au long de la soirée, mes grenadiers retranchés dans les maisons, avec ses "lance patates" scot M8, en pointe de la progression française sur mon aile droite.



Les troupes françaises subiront bien de lourdes pertes dûes à la précision du tir à longue portée de mes panther, elles seront, malgré tout, aux portes du village de Dompaire en fin de soirée, prêtes à libérer la bourgade de ses occupants à l'habit vert de gris.

Ma défaite sera, certes, marginale, mais uniquement limitée du fait de l'absence de soutien aérien devant être apporté par les P47 Thunderbolt, dont l'action fut, historiquement, si déterminante.

mardi 13 mars 2012

Histoire de plomb, c'est...

...le jeu de simulation historique en toute convivialité

Comme le lecteur peut le constater en parcourant nos colonnes, les membres de l'association Histoire de plomb sont, avant toute autre chose, des passionnés d'Histoire. Qui plus est, lorsque les figurines et le jeu donnent rendez-vous à l'Histoire, ce cocktail explosif produit des soirées mémorables, la preuve en images avec cette reconstitution de la bataille de Sidi Rezegh, à l'échelle du 6mm, avec Blitzkrieg Commander (BKC).



Déploiement des troupes britanniques autour de l'aérodrome, en début de soirée

Ce vendredi soir, Stéphane avait tout préparé, du scénario, aux décors du champ de bataille, en passant par les organigrammes des belligérants, de sorte que de chaque côté de la table de jeu, deux équipes de joueurs ont pu s'installer tranquillement, Jean-Louis et Claude, du côté allemand, Joseph, Stéphane et votre serviteur du côté britannique, tout en grignotant le traditionnel sandwich du vendredi soir.


En position avancée, l'infanterie britannique tient les hauteurs de l'aérodrome

La bataille est engagée et les canons de 88 flak prennent la mesure

Autour de l'aérodrome, Joseph et ses canons autoportés veillent au grain

Sur l'aile droite du dispositif, je monte à l'assaut avec mes crusaders

Depuis l'aile gauche de notre dispositif, Stéphane sait, lui aussi, manier le mètre ruban !

Sur notre aile droite, positions allemandes subissant l'assaut des crusaders

Sur l'aile droite de l'Axe, ça chauffe et ça fume pour Jean-Louis

Avec mes blindés qui ne rencontrent plus de résistance, j'emporte l'aile gauche allemande

Vue d'ensemble, depuis l'aile droite britannique

Positions défensives autour de l'aérodrome

Joseph fait le coup de feu !

Vue d'ensemble en fin de soirée, similaire à la vue du début de soirée, mais avec la fumée en plus !

Un belle et sympathique soirée, dédiée au jeu d'histoire et auréolée par la victoire des troupes britanniques sur les forces de l'Axe.



Au passage, saluons la mémoire de John Beeley, private au sein du King's royal rifle corps, s'étant vu décerner la Victoria Cross, à titre posthume, pour son comportement héroïque au combat, ce 21 novembre 1941, à Sidi Rezegh.

dimanche 22 janvier 2012

Rodage de moteurs avec BKC...

...pour les américains GHQ de Jojo et Claude

Vendredi dernier, nos deux compères, Jojo et Claude devaient commencer le rodage de leur armée américaine pour Blitzkrieg Commander (BKC), faite de figurines GHQ à l'échelle du 1/285.


Il n'en fallait pas plus pour décider Stéphane à concocter un petit scénario de rencontre BKC, fin de guerre, opposant des troues allemandes à nos buveurs de Coca Cola. Ainsi, dès 18H30, tout était en place pour que nous partagions une agréable partie de jeu d'histoire entre amis, sur le thème de la Normandie.


Afin de tester la réactivité de nos deux acolytes, nous avions décidé de former un trio, composé de Stéphane (dans le rôle du Général en chef), de Jean-Louis (dans le rôle du colonel des blindés) et moi-même (dans le rôle de de commandant de l'infanterie mécanisée).

S'agissant d'un bataille de rencontre, chacun des belligérants devait se déployer dans le premier tiers du champ de bataille, le but étant d'infliger le plus de pertes possible à l'ennemi. Pour ce scénario tout en finesse, le camp allemand se positionna autour du village se strouvant dans sa partie de table, alors que le joueur américain fit de même sur sa partie de table.



A en juger par le positionnement en début de partie, il était clair que les américains avaient décidé de s'appuyer sur le village se trouvant sur leur partie de table pour mener un assuat blindé en débordement sur leur aile droite. Dans ce plan de bataille, la percée américaine devait être soutenue par un support d'artillerie conféré au moyen d'un bataillon de canons automoteurs Priest.



Du côté allemand, le déploiement laissait penser que Stéphane et Jean-Louis allaient simultanément diriger un assaut blindé sur l'aile gauche et au centre, en direction du village occupé par l'armée américaine. Pour ma part, je devais tenir le village sur l'arrière au moyen de mon infanterie mécanisée, tout en étant en capacité d'apporter un soutien à l'un de mes deux camarades de jeu.


Alors que les hostilités s'engagaient, les belligérants faisant mouvement de part et d'autre, vers le centre du champ de bataille, l'armée américaine commençait à recevoir les premiers feux de notre artillerie sur table, hors de portée de l'adersaire. Cette concentration d'artillerie visait, essentiellement, le village occupé par l'infanterie ennemie. De son côté, Jojo déplorait que ses batteries de Priest, hors de portée, ne soient pas en mesure de faire un feu de contre batteries. Quant à moi, je concentrais le tir de mes mortiers de 81mm sur les habitations du village ennemi, tout en restant en retrait de cet engagement frontal.

Après ces premières délicatesses, Stéphane entreprit de faire avancer ses blindés au centre du champ de bataille pour trouver quelques cibles à se mettre sous la dent. Il faut dire qu'il était équipé d'une compagnie de Jagdpanther, épaulée par deux pelotons de Tigres II, l'ensemble n'ayant que peu à craindre, à longue portée, d'un ennemi nettement surclassé.



Le résultat ne tarda pas à se faire sentir, puisque les premiers nuages de coton commençaient à fleurir sur le champ de bataille du côté américain. A la vue de ce funeste résultat, Jojo décida de mener un assaut que je qualifierai de téméraire. Il fit monter en première ligne, son bataillon de Priest pour effectuer des tirs directs sur les chars lourds ennemis. Sachez seulement qu'il obtint quelques heureux résultats même si à l'arrivée, cette action se solda par un échec absolu et néanmoins prévisible. Il réussit toutefois à neutraliser l'artillerie ennemie, sur l'aile gauche, grâce à ses véhicules de reconnaissance en débordement.



Sur l'aile droite, Claude continuait de faire mouvement avec son groupe de blindés, parvenant, tant bien que mal, à échapper aux griffes des félins allemands. Toutefois, cette progression devait trouver sur sa route, une solide opposition en la personne de Jean-Louis et son groupe de panther. Après quelques échanges de tirs, la situation se figea, ne permettant pas au joueur américain de passer le milieu de table.



Nous étions en fin de soirée et il était temps de dresser le bilan de ce premier engagement de l'armée américaine bicéphale de nos compères Jojo et Claude en Normandie : Echec total pour l'oncle Sam !
Mais une polémique commence à germer, quelques jours après cette bataille. Il semblerait que le camp allemand ait joué avec un avantage de plus de mille points ; ceci expliquant celà. Une enquête est en cours...